S'abonner à la lettre d'information

Lettres d'informations Pour vous abonner à
la lettre d'information de la Fondation du Crédit Mutuel,
cliquez ici.

Nous contacter

88-90 rue Cardinet
75847 Paris Cedex 17
Tél. : 01 44 01 10 10
Mail : Fondation du Crédit Mutuel

Les dates clé d'Haïti

1492 : Christophe Colomb découvre l’île, le 6 décembre, et il la nomme La Isla española. Bientôt elle sera appelée Hispaniola ou, du nom du principal établissement espagnol de l’île, Saint-Domingue. Elle est peuplée, alors, d’Indiens Taïnos répartis en plusieurs chefferies.

1503 : Les premiers esclaves noirs sont implantés sur l’île. Quant à la population indienne, elle est décimée peu à peu.

1517 : L’empereur Charles Quint autorise la traite des Noirs pour pallier le manque de main-d’œuvre.

1625 : Des flibustiers français s’établissent dans l’île de la Tortue située au nord-ouest de l'Hispaniola.

1697 : Le roi de France, Louis XIV, se fait céder la partie occidentale de l’île d’Hispaniola (traité de Ryswick) qui devient la colonie de Saint-Domingue. Haïti devient une des plus florissantes colonies de la monarchie. La partie espagnole de l’île ne dépasse pas 40 000 habitants alors que la partie française compte 600 000 habitants (dont 500 000 esclaves noirs), travaillant sur 7 800 plantations de canne à sucre, de café, de coton.

1790 : 28 mars, lors d’un débat à l’Assemblée constituante, l’abbé Grégoire demande que les gens de couleur ne soient pas privés du droit d’éligibilité.

1791 : Déclenchement de l’insurrection des esclaves dans le nord de l’île (début d’une longue et meurtrière guerre de libération) emmenée par Toussaint Louverture.

1792 : Les hommes de couleur et les Noirs libres sont admis à voter.

1794 : Ratification de l’abolition de l’esclavage à Saint-Domingue par la Convention le 16 Pluviôse de l’an II (4 février).

1795 : Toussaint Louverture s'empare de la partie espagnole de l'île, cédée par l'Espagne à la France en vertu du traité de Bâle.

1802 : L’esclavage est rétabli dans les colonies françaises par Napoléon.
Toussaint Louverture est capturé et emprisonné au fort de Joux dans le Jura français.

1804 : Le 1er janvier l’île proclame son indépendance et la colonie de Saint-Domingue prend officiellement le nom de Haïti (du nom que les populations d’origine avaient donné à l’île). Première république noire des Caraïbes, cette date marque la victoire des anciens esclaves noirs sur les troupes françaises. Retraits des colons et retour à une agriculture vivrière. Début de la déforestation.

1825 : La France reconnaît l’indépendance de Haïti.

1843 : La partie orientale de l’île fait définitivement sécession et constitue un Etat séparé sous le nom de République Dominicaine.

1915-1934 : L'instabilité permanente de l'état de Haïti conduit les Etats-Unis à intervenir et à occuper le territoire. Ils y exercent dès lors un étroit contrôle économique et financier.

1957-1971 : Le médecin François Duvalier, dit « Papa Doc » accède au pouvoir. Il se fera nommer président à vie 1964). S’appuyant sur sa police personnelle les Tontons Macoutes qui terrorisent le pays, il brise la puissance de l’armée et maintient un climat de peur permanent. A sa mort (1971), son fils, Jean-Claude Duvalier dit « Baby Doc » lui succède et perpétue la dictature familiale.

1986 : Jean-Claude Duvalier est chassé du pouvoir par un soulèvement populaire.

1990 : Jean-Bertrand Aristide, le curé des bidonvilles, est élu président avec près de 70 % des voix. Son élection suscite un grand espoir chez la majorité des Haïtiens.

1991 : Neuf mois après son élection, un sanglant coup d’état, dirigé par le général Raoul Cédras, renverse Jean-Bertrand Aristide qui s’exile aux Etats-Unis. La France, les Etats-Unis et le Canada, suspendent tout commerce avec le régime militaire de Port-au-Prince.

1994 : Débarquement des troupes américaines (aval du Conseil de sécurité de l’ONU). Retour au pouvoir, le 15 octobre, du président Aristide dont le mandat expire en décembre 1995. 3 000 victimes de la répression ont péri entre 1991 et 1994.

1995 : La Constitution de Haïti de 1987 interdisant d'exercer deux mandats consécutifs, Jean-Bertrand Aristide soutient son ancien Premier ministre, René Préval qui sera élu, le 17 décembre. L’embargo est levé et les aides internationales reprennent. Plan de redressement économique du FMI.

1996-2000 :
- 1996 : fin du mandat de Jean-Bertrand Aristide et entrée en fonction de René Préval (1996-2001).
- Décembre 2000, réélection de Jean-Bertrand Aristide à la Présidence de la République avec 93 % des voix, mais avec seulement 5 % de participation.
- Février 2001 : Jean-Bertrand Aristide prend officiellement ses fonctions.

2004 : Le président Aristide quitte Haïti à bord d'un avion américain le 29 février. Boniface Alexandre, président de la Cour suprême, assume la présidence de la République jusqu’en 2006. Importante activité cyclonique notamment avec le passage du cyclone Jeanne qui cause de nombreux morts et laisse une île dévastée.

2006 : René Préval est réélu président de la République le 7 février et il entre en fonction le 14 mai.

2008 : Cyclones et ouragans ont ravagé l’île et causent sur leur passage de nombreux morts et des dégâts importants. La Caraïbe est régulièrement touchée par des cyclones ; elle reçoit en moyenne sept cyclones par an de juillet à octobre, avec une période plus particulièrement active du 15 août au 15 septembre.

2009 : La croissance atteint 2 % grâce aux programmes de soutien lancés après la série de cyclones de 2008. La production agricole est en hausse. Cependant cela n’empêche pas la pauvreté de gagner les trois-quarts des Haïtiens qui vivent avec moins de deux dollars par jour.

2010 : Le 12 janvier 2010 à 16 heures 53 minutes, heure locale, un violent séisme d’une magnitude de 7,0 à 7,3 sur l’échelle de Richter frappe Haïti. Les structures et l’organisation de l’État ont souffert. L’état d’urgence est déclaré, pour un mois, sur l’ensemble du pays. Le bilan humain est effroyable, 300 000 morts, 600 000 personnes déplacées et 1,5 million de sans abri.
Début de l’épidémie de choléra (partie du camp des casques bleus népalais)

2011 : Le 14 mai, Michel Martelly succède à René Préval à la présidence de la République avec 67 % des voix. L’année marque aussi le retour de Jean-Bertrand Aristide et de Jean-Claude Duvalier. Ce dernier déclare à son arrivée, après 25 ans d’exil en France, « revenir pour aider le peuple haïtien ».

2012 : Laurent Lamothe est Premier ministre de la République de Haïti depuis le 16 mai. L’épidémie (de choléra) a fait plus de 7 700 morts et contaminé plus de 620 000 personnes, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

2013 : Haïti enregistre 4 % de croissance en 2013. La santé économique du pays continue pourtant d’inquiéter.
Le scénariste et écrivain Dany Laferrière est élu à l’Académie française en décembre 2013.

2014 : Le 1er janvier, Haïti a fêté les 210 ans de son indépendance.
L'Union européenne renforce son action humanitaire en Haïti en annonçant qu’elle va octroyer 420 millions d'euros au titre du 11e Fonds européen de développement (11e FED 2014-2020).
Ce montant sera réparti dans quatre domaines de planification dont : l’Education, le Développement Urbain et Infrastructures, la Réforme de l’Etat et la Sécurité Alimentaire.
En février, le Président Martelly, reçu au Vatican lors de sa tournée européenne, invite le Pape François à se rendre en Haïti. Jean-Claude Duvalier dit « Baby Doc » meurt le 4 octobre.
La crise politique se poursuit en raison de la non-tenue d’élections depuis trois ans. Une commission de consultation mise sur pied par le président Martelly a recommandé la démission du Premier ministre Laurent Lamothe. Pour tenter de sortir de la crise politique, le président haïtien accepte de nommer l’un de ses opposants à la tête de l’exécutif, Evans Paul, le 25 décembre.

2015 : La reconstruction du pays est toujours menacée par l’instabilité politique.
Le 12 janvier, date anniversaire du séisme, marque un nouveau tournant dans la crise. Le mandat du parlement prend fin. Dans ce climat, l’organisation des cérémonies de commémoration passe au second plan. Les amoncellements de gravats ont disparu, mais ni le palais présidentiel, ni la cathédrale ni aucun autre bâtiment emblématique de la capitale n’a été reconstruit.
Le 16 janvier, la nomination du Premier ministre Evans Paul est validée par le parlement haïtien. Il doit tenter de sortir le pays d’une crise qui dure depuis trois ans.
Le 25 octobre 2015, près de six millions de Haïtiens sont appelés aux urnes pour choisir leur nouveau président et leurs représentants au Parlement et aux assemblées locales. Les opérations de vote se déroulent sans incident majeur. En ce qui concerne l'élection présidentielle un second tour est éventuellement prévu le 27 décembre. La communauté internationale a financé les trois quarts du coût des élections soit 66 millions d’euros.

2016 : L’ouragan Matthew, le plus violent qu’aient connu les Caraïbes depuis 10 ans, a frappé mardi 4 octobre Haïti, avec des vents soufflant à 230 km/h et des pluies torrentielles.
Le bilan de cet ouragan dévastateur est de près de 1 000 mort et la Croix- Rouge estime à plus d’un million le nombre de personnes touchées. Le pays le plus pauvre des Caraïbes est confronté à une autre menace potentiellement catastrophique, le choléra, redouté alors que l’approvisionnement en eau potable n’est pas assuré partout, et qui pourrait alourdir grandement le bilan des victimes. L’aide se met en place progressivement (États-Unis, France, et ONG dont MSF).
Le 29 novembre Jovenel Moïse, candidat du parti haïtien Tèt Kale a remporté l’élection présidentielle dès le premier tour.

2017 : Le mardi 3 janvier, Jovenel Moïse, a été confirmé président élu d’Haïti avec 55,60 % des suffrages au premier tour, selon les résultats officiels publiés sur le site Internet du Conseil électoral provisoire. Le scrutin s’est tenu le 20 novembre 2016. Ce résultat met un terme au long processus électoral débuté en octobre 2015, qui a paralysé la vie politique du pays le plus pauvre de la Caraïbe.


Comprendre l’aide apportée

Programme de construction
de Lafiteau

Programme de construction
de l'hôpital français


Haut de page