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Le soutien aux travaux de recherche

RECMA

Association RECMA
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Site Internet : www.recma.org
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L’association

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Au service de l’économie sociale depuis 93 ans, la Recma est aujourd’hui la plus ancienne revue scientifique publiant les travaux consacrés à la coopération et à l’économie sociale. Fondée en 1921 par Charles Gide et Bernard Lavergne, la Revue des études coopératives est devenue en 1986 la Revue des études coopératives, mutualistes et associatives, puis Revue internationale de l’économie sociale. Sa fonction est de diffuser et de susciter des études et recherches en sciences sociales, économiques et juridiques portant sur les organisations d'économie sociale en France et dans le monde. Revue dotée d’un comité de lecture, la Recma constitue un lieu de débat unique entre chercheurs et praticiens de l’économie. La Recma est trimestrielle.

En juillet 2016, un nouveau numéro de la RECMA, le 341e est paru. Le site Internet de la Recma (recma.org) propose également une lettre d’informations, un agenda de la recherche en économie sociale, la possibilité d’accéder gratuitement aux anciens numéros (http://erudit.org/revue/recma) et de nombreux articles en consultation libre publiés à partir de 1921. Seules les deux dernières années nécessitent un abonnement en ligne.

Le projet soutenu

La fondation soutient plus particulièrement les actions visant à soutenir « l'internationalisation » de la Recma et notamment : le développement de la publication d'articles relatifs aux expériences mondiales de l'ESS ; la publication d'articles scientifiques français mais aussi étrangers ; la mise à disposition d'articles traduits en anglais et en espagnol.

Deux numéros relatifs à l'ASIE sont envisagés (Corée du Sud, Japon, Cambodge…) ainsi qu’une réflexion sur les réalités de l’ESS au sein des collectivités d’Outre-mer.




Prix de la recherche coopérative

Confédération Nationale du Crédit Mutuel
88-90 rue Cardinet
75847 Paris
Site Internet : www.recma.org
Contacts :
Gérard Leseul : Correspondant, Responsable des Relations Institutionnelles et Internationales
Tél. : +33 (0)1 53 48 87 73
Courriel : gerard.leseul@creditmutuel.fr

Le Prix de la Recherche coopérative

Le Prix de la Recherche coopérative, mené depuis 8 ans par la Fondation du Crédit Mutuel en partenariat avec la Revue internationale de l’économie sociale – RECMA, a pour objet de stimuler la recherche en économie sociale et de constituer un lien entre chercheurs et hommes de terrain. Un appel à projet est lancé chaque année en septembre. Il s’adresse aux étudiants de niveau Master 2 dont le sujet de mémoire porte sur les coopératives et ayant obtenu une mention bien ou très bien. A la fin de l’année universitaire un jury, composé de professeurs d’universités et de grandes écoles, de représentants du Crédit Mutuel et de la Recma, désigne trois lauréats.

Projet soutenu en 2016

Le 8e Prix, a été remis le 27 janvier 2017 à la Confédération nationale du Crédit Mutuel. 10 candidats issus de disciplines (économie, sociologie, agronomie, droit, géographie, sciences politiques, management), de villes (Paris, Grenoble, le Mans, Lille, Montpelier) et pays (Maroc, République tchèque) différents étaient en lice. Les sujets présentés étaient en conséquence très variés : banque, droit et solidarités coopératives, développement local, coopératives d'artisans, coopératives de femmes, habitat participatif... Un Jury composé de professeurs d'universités et de grandes écoles, de représentants du Crédit Mutuel, de la Recma et du mouvement coopératif a sélectionné trois mémoires (voir résumés joints).

Les lauréats de la 8e édition

1er prix : Adélie RAINVILLE (Sciences Po – Grenoble)

La Coopérative comme institution auto-organisée, une analyse conceptuelle et empirique de l'approche d'Elinor Ostrom

L'auteur étudie les liens entre l'Economie Sociale et Solidaire et l'approche théorique d'Elinor Ostrom (Prix Nobel, d’économie en 2009). Afin d'évaluer la pertinence de cette théorie pour étudier les coopératives, il utilise deux méthodes. Tout d'abord une analyse textuelle d'un corpus d'articles d'Ostrom pour identifier les liens empiriques entre les cas d'Ostrom et les coopératives. Ensuite, l'auteur a testé ces outils d'analyse pour expliquer l'action collective dans une Scop. Les résultats montrent que l'approche d'Elinor Ostrom permet d'analyser le fonctionnement des organisations de l'ESS, et plus particulièrement d'expliquer les facteurs de succès de l'action collective dans une Scop.

L'apport de ce mémoire est de trois ordres :

  • Premièrement, c'est un apport conceptuel qui contribue à améliorer la compréhension des travaux d’Elinor Ostrom dans la recherche francophone.
  • Deuxièmement, c'est un apport théorique qui démontre la pertinence de l'application de la théorie d'Ostrom au champ de l'ESS (notamment à travers le concept d'auto-organisation).
  • Enfin après avoir démontré que l'auto-organisation fonctionne grâce à une combinaison complexe de facteurs comme la composition du groupe, la nature de l'activité de l'entreprise et les règles particulières qui équilibrent les intérêts des salariés. L'auteur a également identifié un facteur peu présent chez Ostrom et qui pourrait être mieux intégré : la question des savoirs, savoir-faire et savoir-être maîtrisés par les individus et de la transmission de ces compétences au sein du groupe.

A défaut de pouvoir définir l’ESS, l'approche d’Ostrom peut nous aider à en comprendre la complexité voire ses hybridations.

2e prix Timothée NARRING (Sciences Po - Toulouse).

Les banques communautaires, protection ou normalisation des populations périphériques ?

L'auteur propose une analyse des Banques Communautaires de Développement (BCD) qui se sont développées au Brésil depuis la fin des années 2000 et qui visent à répondre à des besoins économiques et sociaux (alimentation, logement, lancement et stabilisation d'une petite activité) tout en protégeant les clients du surendettement.
L'approche territoriale développée dans ce travail a souligné les interactions entre les banques communautaires et les quartiers sur lesquelles elles s'implantent. L’auteur a notamment étudié comment les mobilisations locales fondées sur l'auto-organisation d'habitants et de travailleurs sociaux, se confrontent aux pratiques de cooptation et clientélisme qui structurent le rapport des populations périphériques au politique.
L'auteur souligne l'importance d'une bancarisation. Dans le cas des BCD, par l'ouverture gratuite d'un compte bancaire, les clients se constituent une épargne, ce qui permet d'anticiper dépenses imprévues et investissements futurs. Ils satisfont également des besoins ponctuels de première nécessité grâce à un accès immédiat au prêt de consommation et peut permettre l'accès au crédit productif pour lancer ou stabiliser une petite activité de revente ou de production. L'auteur démontre que la rénovation de logements financée par le crédit, permet de lutter contre l'habitat précaire et insalubre et peut constituer le support de droits sociaux. Les finances solidaires participent ainsi de la sécurisation des conditions de vie des populations périphériques et, dans une certaine mesure, à leur autonomisation vis-à-vis des pouvoirs publics et de leurs employeurs.
Les BCD se distinguent donc des banques traditionnelles par leur approche de la dette. Le faible coût du crédit et l'échelonnement des remboursements et s'adapte ainsi aux revenus des ménages, souvent limités et irréguliers. Les finances solidaires constituent une forme d'autoprotection de ménages à bas revenus dans la mesure où leur système de crédit est « enserré » dans les relations de proximité et ajusté à leur situation sur le marché du travail. L'auteur souhaite néanmoins nécessaire d'effectuer une analyse approfondie pour mieux comparer les formes d'endettement traditionnelles à celles que proposent les banques communautaires. Dans quelle mesure l'accès à une banque communautaire transforme-t-il le rapport des emprunteurs et des populations à la dette ?

3e prix :- Adeline VEYRET (Sciences Po - Grenoble).

La vie démocratique, un outil de prise de décision collective. Enquête sur la délibération et la légitimité des décisions au sein des collectifs d’associés de SCOP

L'auteur a identifié comment, dans une coopérative, les associés parvenaient à dépasser leurs intérêts individuels pour s'entendre sur des consensus partagés. Après avoir caractérisé ce phénomène de discussion qui se mettait en place lors des assemblées générales pour parvenir à l'utiliser comme un outil dynamique de gestion. Comment favoriser l'émergence d'un consensus au sein d'un collectif hétérogène?
Il semble qu’il s’agisse plus d’une revitalisation des coopératives d’habitants que de nouvelles créations ex nihilo. Quelles leçons en tirer ? Cela fait écho aussi au mouvement émergent des coopératives d’habitat en France.
La délibération permet d'intégrer les points de vue de tous, de modifier les positions de chacun et de monter en généralité pour former une entente partagée. C'est surtout au sein des réunions d'associés que la délibération est présente. L'assemblée générale bien qu'elle réunisse souvent qu'un petit nombre d'associés conserve néanmoins une fonction importante de vote et de validation formelle. Il n'y a pas de règles absolues pour gérer la vie démocratique. Toute organisation doit être le produit personnalisé du collectif qui l'applique et du contexte dans lequel elle agit. Cependant, l'auteur rappelle que trois conditions minimales permettent de cadrer une communication dans laquelle pourra s'exprimer la diversité : condition d'interdépendance; respect mutuel et reconnaissance de l'égalité; accord sur les procédures. En plus d'être des principes constitutifs des coopératives, la double qualité et la gestion démocratique sont aussi des atouts économiques et des leviers pour renforcer leurs performances.


Résultats de la 8e édition (vendredi 27 janvier 2017)



Centre Européen de Recherches en Banque et Finance

46, cours Franklin Roosevelt, 69 006 Lyon
Tél. : +33(0)4 78 78 71 95
Site Internet : banque-notes.eu
Contacts :
Blanche Sousi : Directeur
Courriel : blanche.sousi@orange.fr

L’association

logo CERBF

Le Centre Européen de Recherches en Banque et Finance existe depuis 1985. Il est dirigé par Blanche Sousi, Professeur émérite de l’Université Lyon 3, en droit bancaire et monétaire européen qui est aussi la directrice de publication de la revue Eurédia, soutenue depuis plusieurs années par la Fondation.

  • Historiquement, le Centre a été créé pour permettre à des professionnels pratiquant le droit bancaire et financier européen, de confronter leurs points de vue, leur expérience et leurs connaissances.

Au fil des ans, un large réseau de correspondants s’est ainsi constitué à travers l’Europe, assurant des échanges scientifiques confiants.

  • Aujourd’hui, devant la difficulté des citoyens à comprendre l’actualité financière européenne, le Centre a décidé de se fixer également l’objectif d’être une source d’explication de l’actualité bancaire et financière européenne et de donner quelques clefs pour comprendre la construction européenne et plus particulièrement celle de l’Union économique et monétaire.

Le projet soutenu

LLe projet, initié en 2012, consiste en l’édition d’une lettre informatique trimestrielle « Banque-Notes » ; l’édition d’une lettre informatique rapide « Banque-Notes Express » et la création d’un site Internet. Grâce à la Fondation du Crédit Mutuel, il a commencé à voir le jour en 2014 avec le lancement du site dont l’adresse est http://banque-notes.eu. En 2016, 3 numéros de « Banque-Notes Express » ont été mis en ligne. Ils portent sur la législation de l’UE en matière de services financiers, le Comité de Bâle. Le dernier numéro daté du 23 novembre 2016 s’intitule : L’accord Canada/UE concerne aussi les services financiers. Qu’est-ce que cela va changer ? (voir ci-dessous).

Ces lettres ont été envoyées gratuitement aux personnes qui se sont inscrites, via le site, ainsi qu’aux correspondants du Centre en France et en Europe.




Projet de recherche sur les dirigeants bénévoles

ELYCOOP
Cabinet El & In (membre d’Elycoop)
Conseil, formation et projets en Développement local (ESS & Tourisme)
66, rue Emile Decorps
69 000 Villeurbanne
Contact :
celine.raiss@gmail.com

Titre du projet de recherche :

Les dirigeants bénévoles : solutions innovantes, performantes et émergentes face aux défis actuels et de demain.

Objectif du projet

Ce projet de recherche vise à répondre à l’un des grands enjeux de l’économie sociale et solidaire de demain : le rôle, la place, la responsabilité des dirigeants bénévoles.

Le rôle et le fonctionnement des associations se complexifient avec la diminution des financements publics, le développement des partenariats privés, la professionnalisation des salariés, les besoins en communication, les questions de la mutualisation, de l’économie collaborative et du numérique… Ainsi les modes de gouvernance changent et la place des bénévoles au sein des conseils d’administration notamment est amenée à évoluer et à monter en puissance. Se posent alors des questions essentielles sur la disponibilité de ces bénévoles, leur engagement dans la durée, leur formation et leurs compétences.

Ce projet de « recherche-action » a pour objectifs d’apporter des solutions innovantes et adaptées aux nouvelles formes d’engagements possibles des dirigeants bénévoles.

De nombreuses études ayant été déjà menées dans ce domaine, il s’agit dans un premier temps d’analyser les outils existants, de répertorier les problèmes rencontrés et de faire émerger les solutions déjà mises en place. Dans un second temps, il s’agira de rencontrer les dirigeants d’associations ou de réseaux d’associations afin d'analyser les problématiques et de recueillir les témoignages des acteurs de terrain. Enfin, seront proposées un ensemble de solutions innovantes et pertinentes capables de répondre aux grands enjeux de demain. La question du numérique sera notamment particulièrement étudiée.

Cette recherche est menée par Céline Raiss, chercheur.