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Comprendre l’aide apportée par le groupe Crédit Mutuel à Haïti

A la suite du séisme du 12 janvier 2010, un élan international de générosité a permis aux ONG, associations et autres institutions de collecter plusieurs milliards de dollars de dons. Quatre années plus tard, force est de reconnaître qu’un faible pourcentage de cette somme a été attribué directement à l’aide alors que dans le même temps, un fort pourcentage de cette somme était destiné à la mise en œuvre de cette aide.

Présent dans la zone caraïbe, au travers de sa Fédération Antilles-Guyane, le groupe Crédit Mutuel a générosité a souhaité, à sa façon, apporter son soutien au peuple haïtien. Pour cela, il s’est appuyé sur une petite association « Saint-Martin Avenir et développement – solidarité Haïti » qui bénéficiait déjà d’une bonne expérience sur ce territoire.

Au terme de quatre années de partenariat avec cette association, plus de 4 millions d’euros issus pour l’essentiel des dons des Fédérations régionales de Crédit Mutuel et du CIC, ont été versés au titre de plusieurs projets : salaires des employés de l’Hôpital français de Port-au-Prince pendant une année, réfection des parties endommagées de l’Hôpital français de Port-au-Prince et création d’une extension, construction d’un quartier d’habitations à Lafiteau.

Construire l’avenir avec les Haïtiens

Dans le cadre de ce mécénat, il fallait agir rapidement, mais aussi construire l’avenir. Pour cette raison, l’objet n’était pas de distribuer l’argent pour panser les plaies, mais de donner pour permettre le retour rapide de l’activité des Haïtiens. Le premier choix s’est donc tourné vers l’Hôpital Français de Port-au-Prince. Dès le lendemain du séisme, l’Hôpital français a mobilisé tout son personnel valide pour apporter des soins gratuits à la population. Il a également ouvert à tous sa pharmacie au risque de mettre en péril son existence. Pendant les deux mois qui ont suivi le séisme, des bâches ont été tendues dans la cour et un hôpital « extérieur » a été improvisé. La première dotation du groupe Crédit Mutuel a permis de « remettre sur pieds » cet Hôpital. D’une part, elle a permis de restaurer les parties endommagées de l’Hôpital, de l’autre d’assurer la stabilité du personnel et l’autonomie de l’établissement en prenant en charge les salaires pendant une année. Cette prise en charge s’est achevée le 31 décembre 2010 et l’établissement a pu retrouver son autosuffisance. Quatre ans plus tard, l’Hôpital a accru sa capacité d’accueil et a un taux d’occupation optimal. Seules restent quelques nouvelles chambres à aménager dont le financement doit être assuré par le Conseil général de la Guadeloupe.

Travailler avec les acteurs locaux et transmettre un savoir-faire

Dans le cas de l’Hôpital français, comme dans celui du quartier d’habitations de Lafiteau, une double attention a été portée par le Crédit Mutuel. D’abord, il importait de travailler avec les acteurs haïtiens locaux et de les informer des travaux menés ; ensuite, il s’agissait, autant que faire se peut, de pouvoir mener une action qui puisse s’intégrer dans les orientations des politiques publiques. Dans les deux cas, les autorités haïtiennes ont été informées et ont suivi le projet avec intérêt. S’agissant de techniques de construction permettant de résister à la fois aux tremblements de terre et aux cyclones, le ministère de l’Urbanisme et ses représentants ont marqué à plusieurs reprises leur intérêt pour ce programme. Ces méthodes de construction ont été intégrées à certains programmes gouvernementaux, comme celui de Morne-A-L’eau, mais sur des logements trois à quatre fois plus petits.

Responsabiliser les Haïtiens en les impliquant

Là encore, le Crédit Mutuel a dû et su réagir. Face à la détresse humanitaire, il était important d’apporter des services rapides et gratuits. Mais dès l’origine du projet, il était évident qu’il fallait redonner le plus rapidement aux biens et services leur valeur marchande afin que les acteurs locaux puissent se rémunérer et à leur tour consommer en payant. La gratuité ne peut être que temporaire. Au sein de l’Hôpital, la distribution gratuite de médicaments n’a eu qu’un temps et le paiement des salaires des employés par le Crédit Mutuel avait plusieurs objets : éviter la fuite des compétences vers des ONG proposant des salaires attractifs, assurer la continuité des emplois et responsabiliser les salariés dans leur mission. A Lafiteau, la stratégie était identique. Il n’était pas question de donner des maisons clés en main aux employés de l’Hôpital sans contrepartie. Pour cette raison, un système d’accession à la propriété a été mis en place. En acquittant une somme symbolique chaque mois, les candidats à la propriété participent à l’achat de leur nouvelle maison et se sentent concernés par la gestion du quartier. En les responsabilisant au sein d’une association de copropriétaires, les nouveaux habitants deviennent les gardiens d’un quartier d’habitations et trouvent naturellement intérêt à bien le gérer.

Se concentrer sur des programmes précis pour éviter toute dispersion

Là encore, le Crédit Mutuel, plutôt que de s’allier à une grosse structure, a choisi d’aller à l’essentiel et de travailler en direct avec des promoteurs de la zone Caraïbe en adoptant les techniques et les normes de construction utilisées dans les Antilles françaises. Pour cela, il a appuyé l’installation, sur le site de Lafiteau, d’une cimenterie permettant à la fois de faire du ciment de bonne qualité et de former des ouvriers locaux à la technique du béton banché, technique jusqu’alors inexistante en Haïti. Cette technique, doublée de matériaux de qualité permet des constructions répondant en tous points aux normes antisismiques et anticycloniques. Cette technique, initiée à Lafiteau, a depuis lors été reprise dans le cadre de programmes gouvernementaux et participe de facto à une capitalisation des expériences nécessaire au redressement du pays.

Le Crédit Mutuel, en se concentrant sur un projet précis de relogement a permis au premier programme d’urbanisme en dur de voir le jour et permettra à terme de reloger 150 familles de façon durable, de faire bénéficier les enfants de la région de Lafiteau d’écoles solides et de qualité, de proposer un modèle d’urbanisme décent composé de maison de 70 à 80m2.

Comprendre l’aide apportée

Programme de construction
de Lafiteau

Programme de construction
de l'hôpital français





Dans la presse

Ensemble, reconstruisons Haïti - Azimut, le magazine des jeunes clients et sociétaires Automne 2014

Haïti : la première tranche du programme d’habitation inaugurée ! - Nouvelles Brèves du 16 juillet 2012

Haïti : après le séisme, la reconstruction - Le Bien Public du 15 juillet 2012

Les premiers sinistrés bien relogés - Dernières Nouvelles d'Alsace du 15 juillet 2012

Des logements sociaux à Lafiteau - Xpression magazine du 9 juillet 2012

Un exemple de reconstruction à Lafiteau - Le Nouvelliste du 9 juillet 2012

Des logements sociaux à Lafiteau - Radio Métropole Haïti du 9 juillet 2012

Un engagement ambitieux pour Haïti - Saint Martin Week du 6 février 2012

Un village en dur sort de terre - Dernières Nouvelles d'Alsace du 12 janvier 2011


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